Gilbert Le Bris

Depuis 2017 et la fin de vos mandats, une population nouvelle s’est installée à Concarneau. Comment réagissez-vous au fait qu’elle vous connaît peu ?
D’abord le principe d’une campagne c’est de se faire connaître ! Alors oui notre ville est ouverte et accueillante (ce n’est pas qu’une ville close !) mais j’en suis une bonne synthèse car par ma formation, mes responsabilités, j’ai toujours été ouvert au monde, donc aux autres, et par mes racines, ma passion, je suis attaché à mon terroir.
En quoi votre formation est-elle locale ?
D’abord je suis issu d’une famille, du côté maternel liée à la pêche et installée en ville-close, du côté paternel des grands voyageurs : marins d’Etat et au long-cours.
Et puis je suis un pur produit de l’école concarnoise jusqu’au baccalauréat ici mais aussi des boulots de jeunesse, divers et formateurs : «mousse» à l’usine Bouvais-Flon, pompiste, dans un garage, moniteur de colonie de la ville, et plus tard, barman, disc-jockey aux «Korrigans» et au «Perroquet», conducteur de la camionnette de la «Coop», pour ne citer que du local !
Et donc une ouverture au monde confirmée par les études?
Des diplômes d’études
supérieures de droit public et de Sciences politiques, auditeur à l’Académie de Droit International (La Haye), major de promotion à
l’école du commissariat de la marine (Toulon) et affecté
comme commissaire de l’océan indien … Tout cela fait bien voyager ! Je peux ajouter parachutiste formé à Pau !
En quoi votre expérience est-elle locale, nationale et
internationale?
Locale par le poste de maire de Concarneau de 1983 à 2008. Nationale par mes mandats de député, orientés vers l’environnement et tout le maritime, y compris la
responsabilité du budget de la marine nationale qui a eu de l’importance pour le port de Concarneau. Internationale par la
présidence de la délégation
parlementaire de la France à
l’OTAN et celle de la stratégique commission Méditerranée Moyen-
Orient !
Comment se définit la liste que
vous conduisez alors ?
La liste « Engagés pour Concarneau » est majoritairement
composée de personnes issues de la société civile. Elle est ouverte, diversifiée, porteuse de valeurs plutôt de la gauche humaniste et du centre. 4 candidats sur 35 sont adhérents du Parti socialiste. Personnellement je suis fidèle à ce parti par gratitude pour les
militants qui m’ont toujours
soutenu, pour le regretté Louis Le Pensec, mon mentor, et pour ses valeurs reconnues comme la lutte
contre les injustices et pour le rétablissement d’équilibres sociaux.
Pourquoi pas de liste unique à
gauche au 1er tour ?
Il y a eu des tentatives de
discussion qui n’ont pas abouti favorablement. Dans ce cas, c’est à l’électorat qu’il faut donner le choix de décider en démocratie.
Quelle serait votre volonté
personnelle en cas de victoire?
Je veux simplement être
totalement à la disposition des concarnoises et concarnois. Sans
postuler à d’autres mandats, je serai l’élu de proximité et à l’écoute dont la population a besoin.
Alors pourquoi, avec ce parcours,
postuler aux élections municipales de 2026?
J’ai plusieurs objectifs guidés par la volonté de rendre à ma ville cette somme d’expériences, de connaissances, de responsabilités que j’ai pu acquérir grâce à la confiance constante des concarnoises et des concarnois.
Je souhaite aussi, et surtout, préparer à la gestion municipale une équipe d’une nouvelle génération, composée de personnalités qui, par leurs engagements, ont, pour la plupart, déjà montré leur dévouement pour les autres et l’intérêt général.

